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Entraide Anationale

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A la une
Antifascime
Reconnaître le fascisme (Umberto Eco)


Cette édition bilingue français-espéranto du livre d’Umberto Eco Il fascismo eterno a pour vocation de familiariser le lecteur avec deux sujets : le fascisme sous ses aspects sociaux et ses archétypes individuels, et l’espéranto avec ici une traduction se voulant coller au plus près à la syntaxe de la langue française..
En préambule, nous avons laissé Umberto Eco vous présenter l’espéranto (langue oh combien égalitaire, puisque pour communiquer chacun fait un pas vers l’autre), avec un extrait du chapitre Les langues internationales auxiliaires de son livre La recherche de la langue parfaite, publié en 1994.
Dans l'avant-propos, nous vous présentons le fascisme sous son angle social en faisant intervenir des auteurs tels que Robert Paxton, Zeev Sternhell,Milza Pierre et Berstein Serge et Luigi Fabbri.
Et en fin, le texte Reconnaître le fascisme est présenté sur belle page avec en vis-à-vis sa traduction en espéranto Rekoni la faŝismon. Le texte a été enrichi d'une centaine de note pour faciliter sa lecture, car elle présente de nombreuses références, souvent peu ou mal connue.

________________________
La brochure (108 pages au format A5) est à votre disposition pour la somme de 2,20 € (prix du tirage en photocopie)
Nous contacter par courriel : contact[arobase]cnt-ait-montpellier.org
(Version bilingue)
Préambule de l'auteur
Précis de grammaire d'espéranto
et avant-propos des éditeurs


Reconnaître le fascisme
Rekoni la faŝismon

1er Mai
.
Le capitalisme, un système mortifère
ou la guerre généralisée au vivant !


Le travail n’est pas une fête et nous le savons bien. Voilà à peu près 150 ans que nous sommes embrigadés dans la production industrielle.
Mais si en France l’ère du semi-esclavagisme prenait son essor, c’est en Angleterre que naissait, par un concours de circonstance, il y a quelque 400 ans, le capitalisme ; et 100 ans plus tard son support politique, l’État-Nation permit de réaliser ce qu’aucun système (féodal ou absolutiste) n’avait réalisé : la séparation du politique et de l’économique, et donc son expansion !
L’Angleterre fut la première nation à réinvestir dans l’outil de production, installant la concurrence et le droit de propriété des moyens de production, faisant ainsi l’ébauche du salariat moderne. Ailleurs en Europe, les structures poltico-économiques de type féodal se renforçaient : s’appuyant sur des divers pouvoirs et privilèges extra-économiques, les seigneurs et les officiers de l’État s’appropriaient les surplus des paysans sous forme de rentes ou d’impôts. Le commerce permettait l’enrichissement de quelques-uns qui achetaient sur tel marché et revendaient avec profit sur d’autres.
C’est donc sous la pression du système politico-économique anglais que le capitalisme prendra racine dans le monde, par la puissance de son marché, que chaque pays s’empressera d’imiter provoquant des remous d’une violence extrême.
De grandes poussées de « modernisation » dirigées par les États-Nations, pour une adaptabilité aux technologies « novatrices » expulseront, souvant par le sang, les paysans de leurs bocages et les draineront vers la ville, où, miséreux, soit ils se feront happés par l’aspirateur de viande fraîche à bon marché, soit ils finiront dans la déchéance.

Mouvement social
Notre position sur le mouvement des « gilets jaunes »
(d’après l’assemblée des assemblées)



Nous reconnaissons une fibre libertaire dans les outils utilisés sur le terrain : autonomie, action directe sans intermédiaire, démocratie directe avec des assemblées locales et une assemblée d’assemblées semblant se diriger vers un fédéralisme revendiqué.
Comme eux, nous pouvons dénoncer la répression, le mépris, le dénigrement venant de ce gouvernement ainsi que sa campagne de communication médiatique (grand débat…), de même que des médias à ses ordres.
Comme eux, au niveau économique, nous dénonçons les inégalités sociales et sommes pour une amélioration des conditions de vie des « défavorisés ».
Sur le plan tactique, nous ne pouvons qu’encourager la création de comités dans les lieux de travail, des grèves et un blocage de l’économie.

Mais pourquoi ces moyens et ces tactiques si sympathiques à nos yeux et qui sont aussi les nôtres ne débouchent-ils pas sur le même but que le nôtre ?

Mouvement social
Assembléisme, Citoyennisme et Lutte de classe


Assembléisme :
Système prônant l’autonomie de groupes informels qui n’ont pas de lien entre eux, groupes formés de diverses classes sociales aux intérêts antagonistes, l’une exploitant l’autre en l’employant. Ce système est opposé à un fédéralisme fondé sur l’humain qui, lui, pose un pacte d’entraide entre toutes les assemblées d’une même classe sociale (celles-ci échangeant leurs problèmes et solutions pour conjuguer une liberté qui ne peut être que sociale).
Citoyennisme : Idéologie dont les traits principaux sont la croyance en la démocratie comme pouvant s’opposer au capitalisme, le projet d’un renforcement de l’État (des États) pour mettre en place cette politique, avec les citoyens comme base active de cette politique.
Le but avoué du citoyennisme est d’humaniser le capitalisme, de le rendre plus juste, de lui donner, en quelque sorte, un supplément d’âme. La lutte de classe est ici remplacée par la participation politique des citoyens, qui doivent non seulement élire des représentants, mais agir constamment pour faire pression sur eux afin qu’ils appliquent ce pour quoi ils sont élus. S’appuyer sur les exploités permet l’internationalisme : l’union des exploités à travers les frontières. Au contraire, se référer au « citoyen » ne permet finalement que de s’appuyer sur un « peuple » interclassiste, et surtout nous amène à la nation comme horizon indépassable…
Ainsi, du « peuple » à la « nation », le pas est vite franchi !
Bien entendu c’est un nationalisme de « gauche » qui est mis en avant, mais cela reste problématique. En tant qu’anarchistes, nous savons que bien souvent, c’est de la référence à la nation que sortent les pires horreurs : lois sécuritaires, politiques migratoires à gerber, extrême droite fascisante, colonialisme et guerres. Pour nous, la nation doit être critiquée et non mise en avant.
Lutte de classe : Réalité découlant d’une organisation politique hiérarchisée et pyramidale inhérente à un système économique, la lutte de classe oppose les détenteurs de moyens de production aux producteurs ; elle ne cessera que lorsque l’humain aura établi la justice sociale (égalité politique et économique de tous). Tactique opposée au nationalisme, qui implique une concurrence entre pays et donc des guerres politiques et économiques. La lutte de classe regroupe dans ses rangs tout individu sur terre n’exploitant pas l’humain et elle se veut donc a-nationaliste (terme préféré à internationaliste car notre stratégie comprend l’abolition des frontières) et, de fait, a une valeur universaliste.

Antiproductivisme
Pendant les cadeaux, la lutte continue !


♪ « En décembre, c'est l'apothéose, La grande bouffe et les p'tits cadeaux... » ♬
(Hexagone, Renaud)

Il y eut d'abord les Saturnales et autres fêtes des Fous où, ne serait-ce que quelques jours, le maître devenait l'esclave et vice-versa. Même si le pouvoir en place organisait sciemment cette mascarade, tempérant ainsi les revendications populaires, il y avait alors dans l'air comme une saine ambiance de subversion des rapports sociaux : ces débordements furent souvent frappés d'interdiction.
Puis vint le temps des églises chrétiennes qui s'accaparèrent chacune à sa manière le temps de Noël, s'accordant pour y placer la naissance de leur Messie et récupérer du même coup les fêtes du solstice d’hiver.
Puis vint le temps du dogme capitaliste où l'Oncle Sam revêtit la houppelande rouge et la barbe blanche d'un père Noël débonnaire pour promouvoir urbi et orbi la grande fête de la consommation qu’une surproduction alimente,

la grande communion mondiale qui rassemble le maître et l'esclave aux pieds de l'idole-marchandise.

Antimilitarisme
La guerre, c’est le Capital et l’État-nation !


♪ « Moi, mon colon, cell' que j'préfère,
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit ! » ♬

Il n’avait pas tort Brassens, car, de toutes les boucheries que la soldatesque capitaliste a perpétrées, c’est bien celle de 14/18 qu’est la plus chouette !

Mais comment en est-on arrivé là ?

Au milieu du XIVe siècle, la peste noire arrive en Europe. En éliminant le tiers de la population européenne, elle provoquera une crise sans précédent du féodalisme. Au XVIe siècle, la réponse anglaise à ce « manque à gagner » fut la réquisition de terres (enclosures) et le « prêt » de celles-ci, moyennant une rente (fermage), à des fermiers qui, employant des salariés pour maximiser la production, sont mis en concurrence : le capitalisme était né !
À la fin du XVIIe siècle, les aristocrates capitalistes (gentry) et les monarchistes tenants du régime absolu (nobility) anglais s’affrontent pour le pouvoir. Ils finiront par se le partager, les premiers prenant l’économie et les seconds le politique. Alors qu’à la même époque, il existe en France 360 codes juridiques différents, en Angleterre le féodalisme se centralise, et la seule common law est appliquée (élaborée du XIe au XVe siècle) : l’État-nation était né !
Bien que le capitalisme n’ait pas donné naissance à l’État-nation (seule organisation sociale au XVIIe siècle séparant les sphères économique et politique), et que ce dernier ne soit pas à l’origine du capitalisme, les transformations sociales qui ont favorisé son essor furent les mêmes qui permirent à l’État-nation de bien s’implanter et de se définir. L’État-nation et le capitalisme sont dès lors inséparables, tant et si bien qu’il nous semble évident qu’abolir l’un ne peut se faire sans abolir l’autre.

1er Mai
Travailleurs avec ou sans emploi, ex ou futurs exploités, réfugiés et apatrides

Hormis pour celles et ceux qui travaillent souvent double à cette occasion, depuis déjà plusieurs décennies, en France, le 1er Mai est vécu soit comme un simple jour férié (le seul de l’année où on ne bosse pas tout en étant payé à se la couler douce, « fête » officiellement instaurée en 1941 par Pétain), soit comme l’occasion d’une cérémonie d’un autre âge (quelques défilés traîne-savates de plus en plus désertés clamant de nombreuses revendications disparates). Il n’en fut pas toujours ainsi.
- 1er mai 1886, à Chicago : à la fin d’un rassemblement (340 000 travailleurs) à l’usine Mac Cornick demandant la journée de 8 heures, autour de 200 policiers chargent les travailleurs, en blessent un grand nombre et en tuent un. August Spies, militant anarchiste, rédige alors un appel à un nouveau rassemblement pour dénoncer les violences policières. Il se tiendra trois jours plus tard.
- 4 mai 1886, toujours à Chicago : sur la place Haymarket, à la fin d’une grosse manifestation, tandis que la police décide une fois encore de charger, une bombe éclate. Si un flic meurt sur place du fait de l’explosion, dans le chaos, plusieurs d’entre eux y laisseront la peau. 8 anarchistes sont inculpés, 4 finiront pendus (tous seront réhabilités en 1893).
Voilà comment pour longtemps, partout dans le monde, le 1er Mai représentera une journée de lutte pour l’obtention de la journée de 8 heures.

Manifestation du 22 mars
Pour en finir avec le travail ! Un changement radical politique et économique de la société

Les coûts de production doivent sans cesse baisser du fait d’une concur-rence agressive et de la compétition généralisée. À ceci vient s’ajouter un chômage technologique provoqué par l’automatisation et l’automation ; par vagues successives, les travailleurs sont éjectés des entreprises pour être remplacés par des machines. Trop de production, moins de consommation et des crédits devenus non solvables provoquent l’arrêt de la circulation monétaire et donc des crises économiques, qui s’avèrent inéluctables dans le système capitaliste.
Les gouvernements s’enchaînent et accompagnent à coup de mesures anti-sociales les chefs d'entreprise dans leur plan de restructuration. Flexibilité tous azimuts, licenciement facilité, allégement des « charges »... sont votés par « nos » élus. Tout ceci prouve l'évidente collusion d'intérêts entre patrons et gouvernants.

Combat syndicaliste n° 255
Edito

Hormis un Benoit Hamon qui cherche à se raccrocher à n'importe qu'elle branche qui passe pour masquer l'absence totale de perspectives nouvelles que peut proposer la social-démocratie, les candidats à la présidentielle prônent tous l'idée que le travail est l'aboutissement que nous recherchons tous. L'affirmation est contestable. Que nous soyons au travail ou précaires, les deux problèmes majeurs auxquels nous nous confrontons sont les difficultés matérielles à vivre décemment et notre incapacité à reprendre le contrôle sur les décisions qui conditionnent nos vies.

Archives
1er mai
Un système mortifère qu’il nous faut détruire !

Il est urgent de concevoir une alternative au capitalisme, basée sur l’équité, la liberté, l’entraide et la gestion directe dans nos lieux de vie et de travail. Nous n’attendons rien de l’État et nous refusons de donner tout pouvoir de décision à des politiciens.
PARCE QUE la politique et l’économie d’un pays sont déterminées par des règles de concurrence économique et géopolitique au niveau mondial ;
PARCE QUE certains politiciens mènent une politique favorable aux entreprises et aux sociétés financières (qui les subventionnent), politique contraire à nos intérêts ;
PARCE QUE d’autres nous mystifient en nous faisant croire en un capitalisme non libéral, « à visage humain », qu’ils pourraient gérer au mieux de nos intérêts ;
PARCE QUE les uns et les autres, en nous appelant aux urnes, nous incitent à abandonner en leur faveur notre capacité à nous occuper nous-mêmes de nos intérêts ;
PARCE QUE, en nous faisant croire qu’ils peuvent gérer nos intérêts du haut de l’assemblée nationale, ils nous éloignent de la seule chose qui peut faire changer la société : la lutte frontale au niveau international des travailleurs contre leurs exploiteurs.

Entraide Anationale
Ford espagne complice de la répression syndicale dans des entreprises partenaires prestataires de services

La fédération locale de Valencia de la CNT espagnole appelle à une campagne internationale contre Ford dénonçant le licenciement d’un de ses adhérents, qui travaillait chez Quality Services Production (prestataire de services pour Ford).
Roberto Pérez Castellanos, délégué syndical CNT (représentant son syndicat et non élu par l’ensemble des salariés) chez Quality Services Production à Almussafes, Valencia, a été licencié en 2016, alors qu’il était en arrêt maladie en raison du harcèlement moral qu’il subissait.


Agir au lieu d'élire

À nos dirigeants !

Vous êtes tranquillisés, car votre avis est plus important que le nôtre ?
Rassurés, parce qu’on vous laisse décider ?
Seulement, savez-vous que des « gens » n'ont plus de travail pour vivre
et se sentir dignes,
qu’ils rognent sur leur loisir pour simplement avoir de quoi nourrir leur famille ?
Sans compter que nombreux sont encore celles et ceux qui, trop jeunes,
n’ont pas eu d’autre choix que de trimer pour survivre. Aussi, bien sûr que
nous ne sommes pas tous des intellos ou de beaux parleurs ; loin s’en faut.
Mais, en revanche, nous savons tous travailler et aimer, produire et créer,
apprendre et transmettre. Et malgré le mépris que vous nous témoignez,
vous êtes bien obligés d’admettre que sans nous, vous n’êtes plus grand chose !

NOUS SOMMES LES TRAVAILLEUSES - NOUS SOMMES LES TRAVAILLEURS

C'est nous qui plantons, fabriquons, réparons et livrons, soignons et éduquons...
C’est encore nous qui tombons en première ligne
de vos sales guerres impérialistes.
Et vous, pendant ce temps, seule compte la capitalisation de vos privilèges.

Nous, « sans dents » - mais prêts à mordre ! -, ne sommes pas dupes.
Comment osez-vous appeler « souveraineté du peuple » cette mascarade ?
Nous savons bien que ce sont les rupins qui font les lois.

 Agir au lieu d'élire




Combat syndicaliste n° 254
Edito

C'est le branle bas de combat médiatique, la classe politique gesticule : le carnaval électoral a commencé. Afin d'éviter tout déboire, le gouvernement dépense sans compter pour éviter un conflit chez Alstom. Là, il n'est plus question de compter les sous, l'enjeu politique est trop important: il ne faut pas qu'un plan social vienne perturber le « débat démocratique ». Les dirigeants d'Alstom l'ont bien compris : c'est le moment de menacer, le politique est en position de faiblesse, il doit se faire élire. Plutôt que de compter sur les promesses électorales, il vaut mieux mettre le bazar avant les élections et se faire payer comptant.

Combat syndicaliste n° 253
Edito

« C'est le propre du privilégié et de toute position privilégiée que de tuer l'esprit et le cœur des hommes. L'homme privilégié soit politiquement, soit économiquement, est un homme intellectuellement et moralement dépravé [...] Tous les pouvoirs établis, [veulent] s'éterniser en rendant la société, confinée à [leurs] soins, toujours plus stupide et par conséquent plus nécessiteuse de son gouvernement et de sa direction [...], lors même qu'[ils] sont issues du suffrage universel. Ce dernier peut en renouveler la composition, il est vrai, ce qui n'empêche pas qu'il se forme, en quelques années, un corps de politiciens privilégiés de fait, non de droit, et qui, en se vouant exclusivement à la direction des affaires publiques d'un pays finissent par former une sorte d'oligarchie politique ou d'aristocratie. »* Ces lignes datent de 1869 mais pourraient tout aussi bien avoir été écrites aujourd'hui.

Mémoire
Une expérience de gestion directe en Espagne 1936


La brochure que nous vous présentons est une fabrication propre à l’événement qu’est le 80e anniversaire de la révolution sociale espagnole. Elle reprend différents textes parus dans une revue Itinéraire et un livre La collectivisation en Espagne.
Nous nous sommes particulièrement attachés à montrer la gestion directe dans l’œuvre de ces pionniers de l’organisation. Organisation à la base qui fut réalisée aussi bien sur le plan politique qu’économique. Ce fut la première et sûrement la dernière révolution syndicale. La CNT-AIT ayant abandonné l’idée que soutient la Charte de Paris (1946), de la reprise des entreprises par les syndicats pour la laisser aux mains de tous les travailleurs, condition sine qua non pour ne pas tomber dans le piège de la dictature du prolétariat.

Dans l'avant-propos, nous nous sommes contentés d’une ébauche des conditions préfigurant ce bouleversement social qui prit naissance un 19 juillet 1936 et finit en juillet 1937. Le gouvernement républicain de la Généralité où les communistes étaient majoritaires décidait d’en finir avec les collectivisations, l’armée du colonel Lister de conviction profondément stalinienne repend son œuvre sanguinaire. La guerre sociale révolutionnaire laissait place à une guerre civile nationaliste.

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19h00 : "Fallait pas" (chacun apporte un truc à boire et à manger à partager ensemble)
19h30-19h45 : projection d'un montage vidéo sur l'Espagne en 1936.
19h45-20h00 : lecture, si possible interactive, du témoignage de Miguel Celma, « La Collectivité de Calanda, 1936-1938 »
A la suite, infos sur des expériences contemporaines (Lip, Chiapas...). Débat, questions éventuelles.
Animation musicale: chansons révolutionnaire accompagnées à la guitare.

Samedi 10 décembre 2016 à partir de 19 h
Au local du Centre Ascaso Durruti :
6 Rue Henri René 34 000 Montpellier
« Gestion directe d'hier à aujourd'hui »



Les 80 ans de la révolution sociale
espagnole de 1936-1937


Mémoire
Concert commémoration révolution espagnole

 

L'union locale de la CNT-AIT de Montpellier vous informe qu'aura lieu une soirée d'hommage à "la révolution sociale Espagnole" le samedi 26 Novembre au local associatif le "KJBI" (8 rue des pointes 34920 le Crès) à 19 h30.

Cette soirée concert exposition est coorganisée par le CGA, la CNT, le centre Ascaso Durruti dans le cadre des 80 ans de la révolution sociale Espagnole. Les organisations présentes feront tables de presses.

.
Combat syndicaliste n° 252
Edito

Le 5 septembre 1936, Robert Capa photographiait un soldat républicain fauché par une balle, en pleine course. L'homme en question, Federico Borrell. Garcia était anarchiste et se battait pour la révolution sociale qui débutait, en réaction au pronunciamiento franquiste. 80 ans après, il n'est pas inutile de nous souvenir de ce combat et de ce qu'il représente. Finalement, ce passé répond à des questions de notre présent. Le capitalisme nous écrase toujours, et lorsque la crise sociale devient trop forte, il finance la montée de l'extrême droite. Nous n'en sommes pas encore à la guerre civile mais la répression policière des manifestations, l'État d'urgence et les discours des politiques de tous bords, n'annoncent rien de bon. Le système est déterminé à passer en force. Il détruit les quelques droits qui restent aux travailleurs, il nous dépossède de notre territoire pour des projets aussi destructeurs que lucratifs et il mine notre santé par une pollution, elle aussi, lucrative. Notre avis ne compte pas pour cette oligarchie obsédée par l'argent.

Lutte de classe
Bon de souscription
(Même si tu ne retournes pas ce bon à ton patron, faute de te mettre en grève, il y aura souscription)

J’adhère à la loi El Khomri :

- je veux travailler jusqu’à 67 ans ;
- je veux pouvoir être licencié(e) plus facilement, qu’il s’agisse d’une incapacité due à un accident du travail ou à une diminution des bénéfices de mon entreprise ;
- je souhaite que mes indemnités soient réduites en cas de licenciement (y compris en cas de licenciement abusif) ;
- je suis favorable à ce qu’il y ait un droit pour chaque entreprise et non un même droit pour tous ;
- je ne souhaite plus passer la visite médicale du travail ;
- je veux que mes horaires de travail, c'est-à-dire leur répartition, puissent être modifiés n’importe quand ;
- je veux pouvoir travailler jusqu’à 60 heures par semaine, et même sans limite en cas de forfait jour ;
- je souhaite que mes heures supplémentaires soient moins bien rémunérées (quand elles le sont !) ;
- je suis d’accord pour que mes dates de départ en congé puissent être légalement modifiées moins d’une semaine avant mon départ ;
- je suis favorable à ce que les apprentis mineurs puissent travailler 40 heures par semaine ;
- je souhaite que tous les acquis sociaux soient remis à zéro tous les 5 ans ;
- je suis favorable à la disparition progressive de l’inspection du travail.

Combat syndicaliste n° 251
Edito

Ceux qui pensent que la lutte des classes est un concept dépassé ne doivent pas comprendre ce qui se passe en France en ce moment. L'ampleur de la mobilisation contre la loi travail n'a d'égal que la violence de la répression qui l'accompagne. Des centaines d'interpellations, des dizaines de blessés, un local syndical saccagé par les force de l'ordre, à Lille, des manifestations « dispersées » sans ménagement et sans avertissement, une manifestation interdite, puis autorisée sous la forme d'un manège ridicule, la lutte des classes est bien d'actualité !

Lutte de classe
Retrait de la loi El Khomri Tant qu'il y aura des patrons
Sous prétexte que la Loi est illisible, le patronat et ses soutiens poliques exigent la réforme du Code du Travail. De quelle réforme s'agit-il ? Le rapport Combrexelle et la loi qui doit en découler s'inscrivent dans la continuité des réformes précédentes et ont pour but :
Poussés par les lois du marché et de la concurrence, ils chercheront à augmenter leurs bénéfices, toujours, et toujours plus, à nous exploiter chaque jour un peu plus, sans trêve ni répit. Sans trêve ni répit, nous aurons à lutter pour défendre notre droit à vivre. Cette guerre qu'ils nous imposent ne cessera qu'avec la disparition du patronat et du salariat.

Lutte de classe
Avec la loi El Khomri, un cap est franchi !

Sous les applaudissements nourris des capitalistes, le gouvernement lance une réforme du Code du Travail gravissime. La nouvelle loi qui plane sur nous, bien qu’elle s’inscrive dans la continuité des mauvais coups précédents (Accord National Interprofessionnel – ANI –, « pacte de responsabilité », « crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », loi Macron, loi Rebsamen), opère une rupture radicale et structurelle avec l’esprit des acquis sociaux obtenus au fil du temps par la grande classe des prolétaires.

Répression
Communiqué de la CNT-AIT concernant la détention, en Espagne, de marionnettistes accusés d'apologie du terrorisme.

Le vendredi 5 Février 2016, les deux membres de la troupe « Marionnettes d'en bas » (dont l'un est adhérent d'un syndicat de la CNT espagnol) ont été arrêtés durant la représentation de leur dernière production, « La Sorcière et Don Cristobal », sur des accusations d'apologie du terrorisme.
La première du spectacle a eu lieu le 29 Janvier dernier et a été reprise le 31 à Grenade, sans incidents et avec un public nombreux. La position défendue, qui se veut humanitaire, face à certains problèmes de l'actualité, pouvait trancher avec celle d'autres positions politiques. L'œuvre prône la coexistence, la tolérance et l'acceptation des différences.
Lors de la représentation du 5 février, à Madrid, une partie du public s'est sentie gênée par cette œuvre, et loin de se limiter à une question ou des critères esthétiques, a appelé la police pour dénoncer une prétendue apologie du terrorisme. La police a procédé à l'arrestation des membres de « Marionnettes d'en Bas », qui, depuis, sont détenus au secret.


Combat syndicaliste n° 250
Edito

Attentats, droitisation de la société, montée de la xénophobie, migrants mis à l'index tout cela sur fond de crise sociale... la situation n'est pas simple pour celles et ceux qui aspirent à la liberté.
Pourtant, à prendre du recul, il devient évident que tous ces sujets sont liés. Dans les années 80, les dictateurs issus du nationalisme arabe ont imposé à leurs peuples un tournant vers l'ultralibéralisme et ont jugé judicieux de permettre aux frères musulmans d'étendre leur influence pour contrer les mouvements anticapitalistes qui menaçaient leur pouvoir personnel. Dans les années 90, la situation s'est aggravée encore, avec l'intervention militaire des puissances occidentales dans la région qui entendaient mettre la main sur les ressources pétrolières. Dans les années 2000, alors que les mouvements sociaux agitaient la région, l'islamisme est devenu un courant politique puissant prêt à concurrencer les gouvernants traditionnels. Avec la crise de 2008, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient ont connu un vaste mouvement révolutionnaire tandis qu'en Europe, les dirigeants mettent en place des politiques d'austérité qui ont pour but de faire payer la crise économique à leurs peuples

Fiche "S"
Etat d'urgence

NOM : FRANCE
PRÉNOM : RÉPUBLIQUE
NÉE LE : 22/09/1792 À PARIS
PÈRE : ÉTAT-NATION
MÈRE : ASSEMBLÉE NATIONALE
ALIAS : MARIANNE
SEXE : TRICOLORE
NATIONALITÉ : DÉMOCRATURE
DESCRIPTION : BONNET PHRYGIEN, COCARDE, SEINS NUS

RECHERCHÉ POUR ESCLAVAGISME MODERNE, EXPLOITATION D'HUMAINS, VOL AGGRAVÉ, TERRORISME D'ÉTAT ET VIOLENCE ARMÉE EN BANDE ORGANISÉE, TRAFIC D'ARMES, CORRUPTION, ETC.

CONDUITE À TENIR : INDIVIDU FÉROCEMENT AGRESSIF, LOURDEMENT ARMÉ, SOURNOIS ET HYPOCRITE.
NE PAS SE LAISSER ENDORMIR PAR LES MOTS DE "?LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ ".


Combat syndicaliste n° 249
Edito

Ça y est! C'est la rentrée. Les travailleurs avons du mal à joindre les deux bouts et à jongler avec les horaires de nos enfants séquestrés par les institutions édu-castratives. Syndicalement parlant, des centaines de petits con?its explosent partout dans l"hexagone pendant que les "partenaires sociaux responsables et représentatifs" grimacent des journées de mobilisation et de gréve sans aucune base directe.

Statuts de la CNT-AIT
Réformés au trente-cinquième congrès d'octobre 2015

TITRE PREMIER

BUT

Article premier 
la Confédération nationale du travail a pour but :
– de grouper pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux, tous les salariés du territoire de l'État français, à l'exception des forces répressives de l'État et du Capital, considérées comme des ennemies des travailleurs ;
– de poursuivre, par la lutte de classe et l'action directe, la libération des prolétaires qui ne sera réalisée que par la transformation totale de la société actuelle.
Elle précise que sa volonté, dans une société de classes en lutte, est de regrouper les exploités dans le but d'abolir le Capital et l'État par un moyen qui ne peut être que la disparition immédiate des classes sociales par l'émergence du communisme anarchiste. Cette transformation ne s'accomplira que par la suppression du salariat, par la réappropriation collective des moyens de production, de répartition, d'échange et de consommation, et leur organisation autonome et directe par les assemblées et conseils d'individus concernés ; la suppression de tous les États, du travail en tant qu'activité contrainte et séparée du restant de la vie sociale, et du prolétariat en tant que classe ; et l'établissement d'une organisation libre, fédéraliste et autogestionnaire de la société.
La CNT est internationaliste et proclame sa solidarité avec les travailleurs de tous les pays et de toutes les origines. Elle s'associe avec les organisations anarchosyndicalistes d'autres pays pour étudier les questions sociales à l'échelle internationale et pour œuvrer avec elles à la libération totale des travailleurs.
La CNT œuvre pour développer la solidarité et une conscience de classe antiautoritaire parmi ses adhérents et tous les prolétaires et resserrer les liens de fraternité qui les unissent.
Agir au lieu d'élire
À nos dirigeants !

Vous êtes tranquillisés, car votre avis est plus important que le nôtre ?
Rassurés, parce qu’on vous laisse décider ?
Seulement, savez-vous que des « gens » n'ont plus de travail pour vivre et se sentir dignes,
qu’ils rognent sur leur loisir pour simplement avoir de quoi nourrir leur famille ?

Migrations
Les migrations et les guerres ne sont que des effets d'un système politico-économique criminel !

Chaque fois qu'une guerre fait rage, il y a une migration humaine suite aux frappes d'opportunistes locaux à la recherche du pouvoir d'une part et, d'autre part, suite à des bombardements « chirurgicaux » dus aux soutiens intéressés d'« alliés » extérieurs.
Pour nous, la liberté pour quiconque de circuler et de s'installer sur terre devrait être inaliénable, contrairement à la liberté de circulation des marchandises. Le principe d'État-Nation foule aux pieds cette liberté première en érigeant des frontières-forteresses, qui garantissent aux sociétés égoïstes les plus avancées technologiquement le confort du néocolonialiste.


Stratégie



L’anarchosyndicalisme :
un antifascisme radical et prévenu

Fascisme :Au sens large, le terme s’est étendu à tout mouvement politique ou organisation qui, pour son seul compte, s’appuie sur un pouvoir imposé par la force. Ce groupe dominant, à la tête d’un État dictatorial, gouverne par la répression en évacuant un à un les contre-pouvoirs. L’exaltation du sentiment nationaliste, la discrimination, la ségrégation et le contrôle de la société civile en sont ses principales caractéristiques. Le culte du chef et de la hiérarchie lui est indissociable et inculqué dès la prime enfance. Son économie centralisée se base sur un capitalisme sans concurrence, ploutocratique, agressif voire impérialiste, immodéré et triomphant. Car le fascisme, c’est ça ! Quand l’État montre son plus monstrueux visage en devenant absolu, contrôlant et dominant par la puissante armée de l’argent.
Impérialisme



Décolonisation ?
L'armée française toujours en Afrique

S’il faut choisir un camp, c’est dans celui d’une population dominée et victime de violences que nous sommes. En effet, elle est prise en otage entre des bandes de religieux armés et une armée française qui ne représente que la volonté d’une classe exploiteuse ; celle-ci s’exprimant dans sa forme par la démocratie représentative et dans ses intérêts par sa cohorte de chefs d’entreprise. Une union sacrée qui permet encore une fois de réduire notre espace de liberté en contrôlant le discours médiatique et en renforçant le plan Vigipirate.


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Bases militaires et principales opérations françaises en Afrique depuis 1990