Les
conventions de conversion ont pris fin le 3 juillet 2002, le lot de travailleurs
mis sur la tou- che pour cause de
rationalisation économique
viendra donc rejoin- dre les autres travailleurs à la porte de l'ANPE,
et ensemble dans l'interminable queue du pe- tit matin ils obtiendront,
s'ils sont matinaux et patients, un entretien scellant l'accès
au plan d'aide au retour à l'emploi (PA- RE), désormais
obligatoire de- puis le 1er juillet 2001.
Lors des entretiens téléphoni- ques
apparemment trimestriels qui marquent un contrôle à peine
déguisé de
la velléité à se brader sur le marché de
l'emploi, l'UNEDIC par le biais de l'ANPE gère
son budget. Un an après la mise en place du PARE, les radiations
administratives ont fait un bond de plus de 60 % (Le Monde
du 29 juin 2002).
Malgré cela, l'UNEDIC est face à un déficit
d'en- viron 200 millions d'euros par mois. Pour pallier ce
petit problè- me, une hausse des cotisations UNE- DIC a été décidée ;
elle se répercutera sur toutes les catégories de chômeurs.
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La clause de sauvegarde du PARE, « dans l'hypothèse
où l'équilibre [financier] ne pourrait être
respecté, des mesures [...] porteront sur un réajustement
des contributions et sur le rétablissement d'une dégressivité des
allocations ou toute autre dis- position », signé par
le patronat et les organisations CFDT, CFTC, CGC, n'est donc pas
utilisée
dans son intégralité. Un sursis jusqu'en 2003 semble
accordé, Michel Jalmain le président CFDT de l'UNEDIC
prévoyant le retour de la croissance (Le Monde du 20 juin 2002) !
Le travailleur privé d'emploi
peut se croire à l'abri durant quelques mois, d'autant
plus que la justice saisie par dix chômeurs associés
au collectif AC ! – Apeis-MNCP et par la CGT ainsi
que FO a jugé illicites deux dispositions de la nouvelle
convention d'assurance-chômage (Le Monde du 4 juillet
2002). En effet, le tribunal de grande instance (TGI) refuse
aux ASSEDIC le pouvoir de suspendre le versement des allocations lorsque le bénéficiaire ne répond pas à
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une
convocation d'entretien ou ne ren- voie pas les pièces justificatives d'une part. Et, d'autre
part, le TGI a jugé que
la commission pari- taire nationale ou- trepassait égale- ment ses
compé- tences : sur les conditions d'indemnisa- tion des salariés
qui ont démissionné ou bien encore sur le mode de calcul
des allocations des saisonniers. Si les AS- SEDIC ont été jugées
incompétentes, il n'en demeure pas moins que tout travailleur
pourra se faire radier pour les faits cités plus haut. La décision,
ont estimé les juges, en reviendrait au... préfet
!
Le passage d'un gestionnaire sou- cieux d'équilibrer
ses comptes à un larbin de l'état sourd à toute
mani- festation humaine ne va pas arranger les affaires des travailleurs.
Plus que jamais les travailleurs, avec ou sans emploi, ont intérêt à se
regrouper à la base et ensemble décider de leur avenir.
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