En 1932, lors des élections présiden- tielles,
les travailleurs allemands déci- dent de lutter contre Hitler en
votant pour le candidat de droite, Hindenburg, qui est élu. En
1933, celui-ci fait d'Hi- tler son chancelier (premier ministre). Ce sera
deux mois avant les élections au Reichstag (législatives)
qui feront du parti nazi le premier d'Allemagne.
La politique du moins pire n'avait pas fait barrage au fascisme en marche.
Elle avait ouvert la voie aux idées mêmes qui fondèrent
le régime nazi (national-socialiste ; « socialement à gauche, économiquement à droite
et, plus que jamais, nationalement de France », a dit Le Pen).
En 2002, l'appel à voter Chirac serait
censé combattre l'extrême droite. Qu'est ce qui nous
prouve que les cho- ses seront différentes, aujourd'hui ?
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Chirac, le pourfendeur « du bruit et de l'odeur »,
ne défend-il
pas les thèmes de lutte contre l'insécurité, contre
l'im- migration clandestine sur lesquelles est bâti le programme
fasciste de Le Pen ? Quel que soit le vote pour Chirac, qui l'empêchera
de faire plus tard alliance avec Le Pen, si le borgne rassemble un électorat
suffisamment incontourna- ble ?
Chirac reprend les idées de Le Pen, car ils représentent
deux façons de défen- dre le capitalisme :
le mode républicain
du premier, le mode anti-républicain du second, un mode cédant
la place à l'autre suivant les circonstances historiques. Le régime
nazi a, en son temps, bénéficié du soutien actif
du capitalisme allemand qui a profité de certaine main d'œuvre
très flexible («
Arbeit_macht_freiLe travail rend libre
 Une des portes de Dachau
»).
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On ne mettra en échec le fascisme que par
la mobilisation dans les entreprises, dans les facs et les lycées,
dans les quartiers, sur le terrain des luttes sociales, à travers
la solidarité de classe et internationale des exploités,
en luttant contre le capitalisme.
Élections,
piège à cons !
Grève générale révolutionnaire !
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