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A la une
Mémoire
Une expérience de gestion directe en Espagne 1936


La brochure que nous vous présentons est une fabrication propre à l’événement qu’est le 80e anniversaire de la révolution sociale espagnole. Elle reprend différents textes parus dans une revue Itinéraire et un livre La collectivisation en Espagne.
Nous nous sommes particulièrement attachés à montrer la gestion directe dans l’œuvre de ces pionniers de l’organisation. Organisation à la base qui fut réalisée aussi bien sur le plan politique qu’économique. Ce fut la première et sûrement la dernière révolution syndicale. La CNT-AIT ayant abandonné l’idée que soutient la Charte de Paris (1946), de la reprise des entreprises par les syndicats pour la laisser aux mains de tous les travailleurs, condition sine qua non pour ne pas tomber dans le piège de la dictature du prolétariat.

Dans l'avant-propos, nous nous sommes contentés d’une ébauche des conditions préfigurant ce bouleversement social qui prit naissance un 19 juillet 1936 et finit en juillet 1937. Le gouvernement républicain de la Généralité où les communistes étaient majoritaires décidait d’en finir avec les collectivisations, l’armée du colonel Lister de conviction profondément stalinienne repend son œuvre sanguinaire. La guerre sociale révolutionnaire laissait place à une guerre civile nationaliste.

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19h00 : "Fallait pas" (chacun apporte un truc à boire et à manger à partager ensemble)
19h30-19h45 : projection d'un montage vidéo sur l'Espagne en 1936.
19h45-20h00 : lecture, si possible interactive, du témoignage de Miguel Celma, « La Collectivité de Calanda, 1936-1938 »
A la suite, infos sur des expériences contemporaines (Lip, Chiapas...). Débat, questions éventuelles.
Animation musicale: chansons révolutionnaire accompagnées à la guitare.

Samedi 10 décembre 2016 à partir de 19 h
Au local du Centre Ascaso Durruti :
6 Rue Henri René 34 000 Montpellier
« Gestion directe d'hier à aujourd'hui »



Les 80 ans de la révolution sociale
espagnole de 1936-1937


Mémoire
Concert commémoration révolution espagnole

 

L'union locale de la CNT-AIT de Montpellier vous informe qu'aura lieu une soirée d'hommage à "la révolution sociale Espagnole" le samedi 26 Novembre au local associatif le "KJBI" (8 rue des pointes 34920 le Crès) à 19 h30.

Cette soirée concert exposition est coorganisée par le CGA, la CNT, le centre Ascaso Durruti dans le cadre des 80 ans de la révolution sociale Espagnole. Les organisations présentes feront tables de presses.

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Combat syndicaliste n° 252
Edito

Le 5 septembre 1936, Robert Capa photographiait un soldat républicain fauché par une balle, en pleine course. L'homme en question, Federico Borrell. Garcia était anarchiste et se battait pour la révolution sociale qui débutait, en réaction au pronunciamiento franquiste. 80 ans après, il n'est pas inutile de nous souvenir de ce combat et de ce qu'il représente. Finalement, ce passé répond à des questions de notre présent. Le capitalisme nous écrase toujours, et lorsque la crise sociale devient trop forte, il finance la montée de l'extrême droite. Nous n'en sommes pas encore à la guerre civile mais la répression policière des manifestations, l'État d'urgence et les discours des politiques de tous bords, n'annoncent rien de bon. Le système est déterminé à passer en force. Il détruit les quelques droits qui restent aux travailleurs, il nous dépossède de notre territoire pour des projets aussi destructeurs que lucratifs et il mine notre santé par une pollution, elle aussi, lucrative. Notre avis ne compte pas pour cette oligarchie obsédée par l'argent.



Archives

Lutte de classe
Bon de souscription
(Même si tu ne retournes pas ce bon à ton patron, faute de te mettre en grève, il y aura souscription)

J’adhère à la loi El Khomri :

- je veux travailler jusqu’à 67 ans ;
- je veux pouvoir être licencié(e) plus facilement, qu’il s’agisse d’une incapacité due à un accident du travail ou à une diminution des bénéfices de mon entreprise ;
- je souhaite que mes indemnités soient réduites en cas de licenciement (y compris en cas de licenciement abusif) ;
- je suis favorable à ce qu’il y ait un droit pour chaque entreprise et non un même droit pour tous ;
- je ne souhaite plus passer la visite médicale du travail ;
- je veux que mes horaires de travail, c'est-à-dire leur répartition, puissent être modifiés n’importe quand ;
- je veux pouvoir travailler jusqu’à 60 heures par semaine, et même sans limite en cas de forfait jour ;
- je souhaite que mes heures supplémentaires soient moins bien rémunérées (quand elles le sont !) ;
- je suis d’accord pour que mes dates de départ en congé puissent être légalement modifiées moins d’une semaine avant mon départ ;
- je suis favorable à ce que les apprentis mineurs puissent travailler 40 heures par semaine ;
- je souhaite que tous les acquis sociaux soient remis à zéro tous les 5 ans ;
- je suis favorable à la disparition progressive de l’inspection du travail.

Combat syndicaliste n° 251
Edito

Ceux qui pensent que la lutte des classes est un concept dépassé ne doivent pas comprendre ce qui se passe en France en ce moment. L'ampleur de la mobilisation contre la loi travail n'a d'égal que la violence de la répression qui l'accompagne. Des centaines d'interpellations, des dizaines de blessés, un local syndical saccagé par les force de l'ordre, à Lille, des manifestations « dispersées » sans ménagement et sans avertissement, une manifestation interdite, puis autorisée sous la forme d'un manège ridicule, la lutte des classes est bien d'actualité !

Lutte de classe
Retrait de la loi El Khomri Tant qu'il y aura des patrons
Sous prétexte que la Loi est illisible, le patronat et ses soutiens poliques exigent la réforme du Code du Travail. De quelle réforme s'agit-il ? Le rapport Combrexelle et la loi qui doit en découler s'inscrivent dans la continuité des réformes précédentes et ont pour but :
Poussés par les lois du marché et de la concurrence, ils chercheront à augmenter leurs bénéfices, toujours, et toujours plus, à nous exploiter chaque jour un peu plus, sans trêve ni répit. Sans trêve ni répit, nous aurons à lutter pour défendre notre droit à vivre. Cette guerre qu'ils nous imposent ne cessera qu'avec la disparition du patronat et du salariat.

Lutte de classe
Avec la loi El Khomri, un cap est franchi !

Sous les applaudissements nourris des capitalistes, le gouvernement lance une réforme du Code du Travail gravissime. La nouvelle loi qui plane sur nous, bien qu’elle s’inscrive dans la continuité des mauvais coups précédents (Accord National Interprofessionnel – ANI –, « pacte de responsabilité », « crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », loi Macron, loi Rebsamen), opère une rupture radicale et structurelle avec l’esprit des acquis sociaux obtenus au fil du temps par la grande classe des prolétaires.

Répression
Communiqué de la CNT-AIT concernant la détention, en Espagne, de marionnettistes accusés d'apologie du terrorisme.

Le vendredi 5 Février 2016, les deux membres de la troupe « Marionnettes d'en bas » (dont l'un est adhérent d'un syndicat de la CNT espagnol) ont été arrêtés durant la représentation de leur dernière production, « La Sorcière et Don Cristobal », sur des accusations d'apologie du terrorisme.
La première du spectacle a eu lieu le 29 Janvier dernier et a été reprise le 31 à Grenade, sans incidents et avec un public nombreux. La position défendue, qui se veut humanitaire, face à certains problèmes de l'actualité, pouvait trancher avec celle d'autres positions politiques. L'œuvre prône la coexistence, la tolérance et l'acceptation des différences.
Lors de la représentation du 5 février, à Madrid, une partie du public s'est sentie gênée par cette œuvre, et loin de se limiter à une question ou des critères esthétiques, a appelé la police pour dénoncer une prétendue apologie du terrorisme. La police a procédé à l'arrestation des membres de « Marionnettes d'en Bas », qui, depuis, sont détenus au secret.


Combat syndicaliste n° 250
Edito

Attentats, droitisation de la société, montée de la xénophobie, migrants mis à l'index tout cela sur fond de crise sociale... la situation n'est pas simple pour celles et ceux qui aspirent à la liberté.
Pourtant, à prendre du recul, il devient évident que tous ces sujets sont liés. Dans les années 80, les dictateurs issus du nationalisme arabe ont imposé à leurs peuples un tournant vers l'ultralibéralisme et ont jugé judicieux de permettre aux frères musulmans d'étendre leur influence pour contrer les mouvements anticapitalistes qui menaçaient leur pouvoir personnel. Dans les années 90, la situation s'est aggravée encore, avec l'intervention militaire des puissances occidentales dans la région qui entendaient mettre la main sur les ressources pétrolières. Dans les années 2000, alors que les mouvements sociaux agitaient la région, l'islamisme est devenu un courant politique puissant prêt à concurrencer les gouvernants traditionnels. Avec la crise de 2008, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient ont connu un vaste mouvement révolutionnaire tandis qu'en Europe, les dirigeants mettent en place des politiques d'austérité qui ont pour but de faire payer la crise économique à leurs peuples

Fiche "S"
Etat d'urgence

NOM : FRANCE
PRÉNOM : RÉPUBLIQUE
NÉE LE : 22/09/1792 À PARIS
PÈRE : ÉTAT-NATION
MÈRE : ASSEMBLÉE NATIONALE
ALIAS : MARIANNE
SEXE : TRICOLORE
NATIONALITÉ : DÉMOCRATURE
DESCRIPTION : BONNET PHRYGIEN, COCARDE, SEINS NUS

RECHERCHÉ POUR ESCLAVAGISME MODERNE, EXPLOITATION D'HUMAINS, VOL AGGRAVÉ, TERRORISME D'ÉTAT ET VIOLENCE ARMÉE EN BANDE ORGANISÉE, TRAFIC D'ARMES, CORRUPTION, ETC.

CONDUITE À TENIR : INDIVIDU FÉROCEMENT AGRESSIF, LOURDEMENT ARMÉ, SOURNOIS ET HYPOCRITE.
NE PAS SE LAISSER ENDORMIR PAR LES MOTS DE "?LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ ".


Combat syndicaliste n° 249
Edito

Ça y est! C'est la rentrée. Les travailleurs avons du mal à joindre les deux bouts et à jongler avec les horaires de nos enfants séquestrés par les institutions édu-castratives. Syndicalement parlant, des centaines de petits con?its explosent partout dans l"hexagone pendant que les "partenaires sociaux responsables et représentatifs" grimacent des journées de mobilisation et de gréve sans aucune base directe.

Statuts de la CNT-AIT
Réformés au trente-cinquième congrès d'octobre 2015

TITRE PREMIER

BUT

Article premier 
la Confédération nationale du travail a pour but :
– de grouper pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux, tous les salariés du territoire de l'État français, à l'exception des forces répressives de l'État et du Capital, considérées comme des ennemies des travailleurs ;
– de poursuivre, par la lutte de classe et l'action directe, la libération des prolétaires qui ne sera réalisée que par la transformation totale de la société actuelle.
Elle précise que sa volonté, dans une société de classes en lutte, est de regrouper les exploités dans le but d'abolir le Capital et l'État par un moyen qui ne peut être que la disparition immédiate des classes sociales par l'émergence du communisme anarchiste. Cette transformation ne s'accomplira que par la suppression du salariat, par la réappropriation collective des moyens de production, de répartition, d'échange et de consommation, et leur organisation autonome et directe par les assemblées et conseils d'individus concernés ; la suppression de tous les États, du travail en tant qu'activité contrainte et séparée du restant de la vie sociale, et du prolétariat en tant que classe ; et l'établissement d'une organisation libre, fédéraliste et autogestionnaire de la société.
La CNT est internationaliste et proclame sa solidarité avec les travailleurs de tous les pays et de toutes les origines. Elle s'associe avec les organisations anarchosyndicalistes d'autres pays pour étudier les questions sociales à l'échelle internationale et pour œuvrer avec elles à la libération totale des travailleurs.
La CNT œuvre pour développer la solidarité et une conscience de classe antiautoritaire parmi ses adhérents et tous les prolétaires et resserrer les liens de fraternité qui les unissent.
Agir au lieu d'élire
À nos dirigeants !

Vous êtes tranquillisés, car votre avis est plus important que le nôtre ?
Rassurés, parce qu’on vous laisse décider ?
Seulement, savez-vous que des « gens » n'ont plus de travail pour vivre et se sentir dignes,
qu’ils rognent sur leur loisir pour simplement avoir de quoi nourrir leur famille ?

Migrations
Les migrations et les guerres ne sont que des effets d'un système politico-économique criminel !

Chaque fois qu'une guerre fait rage, il y a une migration humaine suite aux frappes d'opportunistes locaux à la recherche du pouvoir d'une part et, d'autre part, suite à des bombardements « chirurgicaux » dus aux soutiens intéressés d'« alliés » extérieurs.
Pour nous, la liberté pour quiconque de circuler et de s'installer sur terre devrait être inaliénable, contrairement à la liberté de circulation des marchandises. Le principe d'État-Nation foule aux pieds cette liberté première en érigeant des frontières-forteresses, qui garantissent aux sociétés égoïstes les plus avancées technologiquement le confort du néocolonialiste.


Stratégie



L’anarchosyndicalisme :
un antifascisme radical et prévenu

Fascisme :Au sens large, le terme s’est étendu à tout mouvement politique ou organisation qui, pour son seul compte, s’appuie sur un pouvoir imposé par la force. Ce groupe dominant, à la tête d’un État dictatorial, gouverne par la répression en évacuant un à un les contre-pouvoirs. L’exaltation du sentiment nationaliste, la discrimination, la ségrégation et le contrôle de la société civile en sont ses principales caractéristiques. Le culte du chef et de la hiérarchie lui est indissociable et inculqué dès la prime enfance. Son économie centralisée se base sur un capitalisme sans concurrence, ploutocratique, agressif voire impérialiste, immodéré et triomphant. Car le fascisme, c’est ça ! Quand l’État montre son plus monstrueux visage en devenant absolu, contrôlant et dominant par la puissante armée de l’argent.
Impérialisme



Décolonisation ?
L'armée française toujours en Afrique

S’il faut choisir un camp, c’est dans celui d’une population dominée et victime de violences que nous sommes. En effet, elle est prise en otage entre des bandes de religieux armés et une armée française qui ne représente que la volonté d’une classe exploiteuse ; celle-ci s’exprimant dans sa forme par la démocratie représentative et dans ses intérêts par sa cohorte de chefs d’entreprise. Une union sacrée qui permet encore une fois de réduire notre espace de liberté en contrôlant le discours médiatique et en renforçant le plan Vigipirate.


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Bases militaires et principales opérations françaises en Afrique depuis 1990